WARNING

Cet article est un résumé de mon voyage réalisé pour MakerTour (opens new window). Ce voyage a été réalisé en 2 parties, et ce texte ne contient que la première partie. La seconde n'a pas été écrite pour plusieurs raisons:

  • Le temps très limité pour faire des interviews ne me permettait pas de prendre des notes correctement sur mon voyage.

  • La météo qui n'était pas des plus favorable, à l'exception de la fin du voyage.

  • Une plus grande concentration sur les objectifs à atteindre plutot que de réaliser ce qu'il y a autour.

Beaucoup de fautes d'ortographes et de coquilles sont présentes dans le texte qui suit pour une simple et bonne raison: c'est un brouillon qui a été écrit entre les 2 voyages, il est aussi la base d'un futur livre qui, peut-être un jour, sera publié.

Der freie Mensch ist Krieger. L’Homme libre est un Guerrier.

Quand on voyage vers un objectif, il est très important de prêter attention au chemin. C’est toujours le chemin qui nous enseigne la meilleure façon d’y parvenir, et il nous enrichit à mesure que nous le parcourons.

— Paulo Coelho

Cet article fait suite à mon premier long voyage dans un pays autre que la France, le Danemark. Il provient en partie des prises de notes que j’ai effectuées durant cette longue expédition. Plus d’un mois d’expériences, avec peu de matériel sur moi et dans une période peu favorable à la randonnée ou à la visite de la région. Cette histoire commence peu après ma démission de ma précédente entreprise localisé à Rennes, en septembre 2018. Les préparatifs de ce voyage avaient, quant à eux, commencés déjà depuis le mois de mars/avril 2018 et prirent pratiquement fin en septembre/octobre 2018. Le voyage n’est pas fini, seulement une insignifiante partie. Les fêtes de fin d’année approchant, j’ai décidé de faire une courte pause dans mon voyage et ainsi de profiter de ma famille et de mes amis pendant cette période de fête. Je profite donc de cet interlude pour écrire ce long texte, contenant mes impressions, mes expériences, mes avis, mes critiques et visions du Danemark après plus d’un mois de voyage en solitaire.

De nombreuses personnes m’ont dors et déjà posé la question du but et de l’objectif de cet excursion, et elles n’eurent pas tort de demander. La fin de l’année 2017 et le début de l’année 2018 ne fut pas réellement bonne, beaucoup de soucis, que ce soit d’ordre personnel ou professionnel. Ces évènements m’ont poussés à me remettre en question, peu avant ma trentième année. Une envie de changement et de faire ce qui me plait réellement, découvrir de nouvelles cultures et des modes de vies différents. M'émanciper de mon pays et de ma région, la Bretagne, pour trouver, peut-être une nouvelle voie et un nouveau souffle. Fasciné par la culture nordique et scandinave, que ce soit lié aux paysages, ou par la mentalité de ces contrés qui semblent lointaines pour les yeux d’un français remplis d’indifférence. C’est le bon moment d’aller vérifier les dires sur ces régions du monde.

Lors de mes études en informatique industriel, peu de temps avant la fin de mon BTS, la Finlande aurait dû m’accueillir pour poursuivre mes études vers un Master en Sécurité des Télécommunications Sans Fils. Certes, la Finlande n’est pas un pays scandinave, mais un pays de la mer baltique avec des idéologies très similaires. Malheureusement (ou heureusement), cette histoire n’eut jamais lieux, pour différentes raisons. Peut-être un peu par peur, mais aussi, et surtout, dû à un nombre incroyable de projets que j’avais lancé en France et que je ne voulais pas laisser mourir, pour ceux qui se souviennent du Kawaphi, ou encore de mon départ pour la Bretagne par exemple. Le désir de partir à l'étranger, et y vivre, ne disparu pas pour autant. À dire vrai, il s’accentua même.

En 2010/2011, je découvre par «hasard» sur internet, un site permettant d’apprendre l’islandais, Icelandic Online (opens new window). Pour ceux qui eurent à me cotoyer, ils savent que j’ai toujours été attiré par les langues, j’ai essayé d’apprendre l’allemand (sans succès), le russe (que je peux déchiffrer), le japonais (merci les mangas et animes), l’espagnol (que je comprends un peu) et plus récemment, le coréen. L’islandais n’est pas une langue simple à apprendre, ni à parler. Très proche du vieux norrois, donc assez médiévaliste, ce fut une belle épreuve que d’essayer de l’apprendre des longues journées de travail. Cette expérience me donna tout de même une base pour apprendre le danois, qui, outre sa grammaire rudimentaire et simpliste, est une langue intéressante, mais pratiquement impossible à parler ni à comprendre sans avoir vécu dans le pays! Heureusement, après 10 années en tant qu’informaticien et ayant travailler pour des clients internationaux, j’arrive à parler plus que correctement l’anglais (du moins technique). Par chance, les danois sont pratiquement tous bilingues et parlent parfaitement anglais dans la grande majorité des cas. Nous parlerons de tout ceci plus en détail dans une autre partie de l’article.

D’ailleurs… Nous n’avons pas réellement parlé de la destination. Pourquoi le Danemark? Le Danemark n’est pas très loin de la France, environ 1000km entre les 2 frontières. Les danois sont scandinaves et parlent danois, qui s’avère être un dialecte norrois. L’apprentissage de cette langue permet de poser un pied dans le monde scandinave et ouvre les portes de la Norvège, Suède et Islande (en gros, tous les pays qui m’intéressent). Le Danemark n’est pas un pays trop froid, ni trop chaud. Le Danemark est relativement plat et il est facile d’y voyager, même en hiver.

Partir en tant que touriste? Très peu pour moi. Même si j’ai eu la prise de photo facile pendant les déplacement, je reste convaincu que la meilleure façon de connaitre un pays et l'état d’esprit de sa population, c’est de vivre au plus près de la population, si possible, connaitre les même galères qu’eux, et dans le meilleur des cas, travailler avec eux! Le dernier point est problématique, ne parlant pas forcement bien l’anglais courant, et ayant simplement commencé les cours de danois, je me vois très mal servir un café à une personne qui demandait un simple morceau de rugbrød (un pain à base de seigle et de graines entières). Partant de ce principe, il ne me reste que peu de solution, dormir chez l’habitant et trouver un projet qui me forcera à voyager et à me faire un réseau.

Le premier point, dormir chez l’habitant, n’est pas des plus compliqué à solutionner. De nombreux sites/applications, comme CouchSurfing (opens new window), AirBnB (opens new window) ou encore BeWelcome (opens new window) existent et sont présent pour pouvoir aider les personnes à voyager tout en découvrant la population sur le chemin. Évidemment, ce n’est pas prévu pour remplacer un hôtel, mais nous en parlerons un peu plus en détail tout au long de cet article. Dans tous les cas, ce genre d’applications permet d’avoir une solution de secours en cas de soucis, encore plus appréciable en hiver, où la période n’est certe pas très confortable, n'étant pas au niveau de la Norvège, mais étant plus froid que Rennes ou Paris.

Trouver un projet associatif pour pouvoir rencontrer des personnes locales et potentiellement se créer un réseau. Ce point est plus compliqué à résoudre, mais le fut assez rapidement. Il y a quelques années (2015), je rencontrais Etienne (opens new window) et Mathieu (opens new window) du MakerTour (opens new window) au LabFab (opens new window) de Rennes. Présent à cet endroit pour faire une interview et une visite des lieux, j’en profita pour les suivres et parler un peu de leur(s) projet(s). Sans plus attendre, la réponse à ma question se trouve entre les mains de ces 2 aventuriers des temps modernes! Pourquoi ne pas aider moi aussi à faire un inventaire des ateliers collaboratifs autour du monde? Pourquoi ne pas les aider à les interconnecter?

Quel est le but du MakerTour (opens new window)? À l'époque de la première rencontre, c'était avant tout de créer une sorte d’inventaire, de base de donnée des différents FabLab (opens new window), Makerspace (opens new window) ou Hackerspace (opens new window) en France et potentiellement en Europe. L’association prit de l’ampleur et changea un peu de chemin pour permettre l’interconnection entre les différents ateliers collaboratifs autour du monde. Qu’est-ce qu’un atelier collaboratif et quel en est l’intérêt? Pour faire simple, disons que c’est un lieu d'échange de connaissances, de compétences et d’outillages. Si un jour l’idée vous prend de créer un nouveau produit mais que vous n’avez pas forcement les compétences ou les ressources pour le réaliser, vous pouvez aller dans un de ces lieux pour avoir des conseils et peut-être créer votre premier prototype. Ces espaces sont assez nombreux en France (un peu plus d’une centaine) et se retrouve un peu partout dans le monde.

# Préparation

Ayant à ma disposition un objectif à atteindre en plus que celui de survivre dans un pays nordique (chose qui devrait être relativement facile à faire, surtout au Danemark), il est nécessaire de faire un minimum de préparation. Mon départ fut d’ailleurs un peu précipité et j’ai organisé pas mal de choses à la dernière minute (voir sur le chemin). Chaques personnes à des besoins différents… Je vous donne la liste - non exhaustive - de ce que j’ai utilisé et/ou eu besoin, peut-être cela vous donnera-t-il envie de voyager ou vous facilitera votre départ pour une future expédition?

  • Sac à dos Tazmanian Tiger (opens new window) de 60L, probablement le meilleur achat que j’ai pu faire pour ce voyage. Le sac est un peu lourd (~3kg à vide) mais est très résistant, modulaire, et efficace. J’ai marché un bon nombre de kilometre avec lui au Danemark sous la pluie, sous le vent et même sous le soleil: quand le matériel est bien organisé, il sait se faire agréablement oublier. Ne connaissant pas cette marque avant, j’en suis devenu fan! Évidemment, marque militaire, presque à acheter les yeux fermés.

  • Laptop GPD Pocket (opens new window), un PC portable fort pratique pour regarder une vidéo ou écouter de la musique, mais ça s’arrête là. Il est impossible de travailler avec ce genre d'équipement, le taux de productivité est proche de zéro. L'écran est trop petit pour pouvoir faire du design ou autre. Je ne recommande pas du tout ce genre de matériel si il est question de faire du travail sérieux. Pour information, il fonctionne correctement sous Linux (testé avec Ubuntu et VoidLinux) mais nécessite un nombre incroyable de hack. Il n’est pas 100% supporté sous OpenBSD et FreeBSD (grande déception). Le côté positif c’est son autonomie et son poid (~400Gr)

  • Sac Sea To Summit (opens new window) en Cordura, très pratique pour une journée de marche ou d’interview, ce sac contient suffisament d’espace pour y mettre un PC portable, appareil photo, nourriture et encore bien d’autres choses. Il est pliable et ne prends vraiment pas de place. Il m’a été conseillé par des randonneurs et des tourdumondistes, je ne regrette pas!

  • Sac de Couchage Baikal 750 (opens new window) de chez Millet, que je ne peux malheureusement pas recommander. Après 3 semaines, les coutures ont commencés à se défaire et un magnifique trou de plus de 5cm est en train de se former. Grande déception pour une marque comme Millet, mais pour ce prix, je m’y attendais un peu.

  • Appareil photo Canon EOS M50 (opens new window) avec objectif, protections, cartes mémoires et accessoires. Honnêtement, rien à redire. Cet appareil photo fait bien son travail, il permet de prendre des vidéos en full HD, les photos sont magnifiques, des tonnes de réglages, un son plus que correcte avec la possibilité d’y brancher un micro externe. Seul point négatif: les batteries se déchargent trop vites et impossible de le brancher sur une prise USB standard. Je vous conseil d’embarquer des batteries supplémentaires (j’en ai 3 à ma disposition) et d’investir dans un cable d’alimentation si vous avez besoin de faire des interviews longues.

  • Une protection contre la pluie pour le sac à dos, pas cher, pratique, solide, et m’a réellement été utile quand j’ai été faire un tour sur Lyon et à Aarhus quand c'était un déluge de pluie. Le sac était sec, et c'était le principal.

  • Un jean, que je ne reprendrais plus. Un jean, c’est chiant à laver, ça met du temps à sécher, et si vous êtes sous la flotte, surtout en hiver, c’est la pire des choses qui puisse vous arriver. Le jean est banni de ma liste.

  • Deux pantalons de randonnée de la marque Quechua. Ils sèchent vite, ils sont pas trop cher et ont des poches partout. Pratique quand on a besoin de se déplacer avec pleins de matos.

  • Quatre paires de chaussettes, dont 2 spécial froid, qui sont justes géniales! J'étais pas super confiant de les prendres au départ, mais je ne regrette pas!

  • Quatre t-shirts, 1 normal, 2 de randonnées (merdique à souhait) et 1 pour le froid de la marque McKinley. Je vais garder le dernier pour la suite de mon voyage et en racheter d’autre du même genre.

  • Une trousse de secours qui contient le minimum vital en cas de soucis. C’est con, ça prends pas trop de place, et ça peut aider. Pas utilisé, mais je ne compte pas la retirer.

  • Un cahier de note et des stylos. Autant dire que je vais garder 2 stylos et juste le cahier de note. Pas besoin de plus.

  • Une serviette de bain en micro-fibre. Léger, simple et indispensable. Ne jamais sortir sans serviette, règle numéro dans l’univers.

  • Un téléphone portable Samsung A3 2017 (opens new window), qui m’a vraiment été utile! Quand on a pas forcement le bon laptop, un téléphone portable, aujourd’hui, ça dépanne vraiment. Si vous devez faire ce genre de voyage, trouvez un portable avec une autonomie assez longue et surtout résistant (à l’eau, au froid et autres mauvaises conditions météorologiques).

  • Un manteau d’hiver POBEDA II 3 en 1 (opens new window) de chez Millet, 3 couches, prévu pour le froid. Je ne regrette pas cet achat, le froid ne passe pas, il est étanche et est respirant. Honnêtement, c’est vraiment important d’avoir ce genre de blouson. Avant de partir, testez vos équipements, comme les blousons, contre la pluie et le froid. C’est vital.

  • Un trépied pour l’appareil photo, celui que j’ai pris est trop lourd, prenez en un léger, qui fait juste trépied. C’est amplement suffisant dans 99% des cas.

  • Des sacs en plastiques étanches, c’est simple et pratique, surtout pour trier vos vêtements et en cas de grosses pluies, d'éviter d’avoir des vêtements réellement humides voir trempés.

  • Abonnement Free Mobile (opens new window), forfait mobile qui permet d’avoir les SMS, MMS, appels et 25GO d’internet illimité en Europe pendant 35jours. Bien pratique et m’a sauvé la vie quand je n’avaias pas accès à un réseau WiFi. J’ai d’ailleurs été agréablement surpris de la couverture réseau au Danemark, même dans le train et en pleine zone rurale, j’avais accès à une connexion interne décente.

  • Un service VPN installé sur 2 serveurs sous OpenBSD (opens new window) que j’ai pris chez l’association Grifon (opens new window) et un autre chez OpenBSD Amsterdam (opens new window) (merci de les soutenirs, ils en valent la peine). Les 2 serveurs sont interconnectés via Tinc (opens new window), le service VPN fonctionne avec OpenVPN (opens new window) et le tout me permet d’avoir un accès à mes données mais aussi un flux chiffrés sur n’importe quel réseau. Pratique quand on sait que la majorité des réseaux WiFi publiques sont non chiffrés! Le tout pour moins de 200€/an, la sécurité n’a pas de prix, mais là, c’est vraiment pas cher!

  • Une assurance chez Chapka (opens new window), qui n’est pas donné, mais offre des services vraiment intéressant. Si comme moi, vous l’avez fait à la dernière minute, sachez que tout se fait en ligne et que l’assurance est activé juste après votre inscription et achat. Autant dire que c’est quand même bien pratique.

  • La carte Carte d’Assurance Maladie Européenne (opens new window), comme pour l’assurance, si vous l’avez fait à la dernière minute, sachez que vous pouvez obtenir un certificat provisoire pour remplacer cette carte. La réception de cette dernière se fait au bout de 2 à 3 semaines.

  • Un deuxième compte bancaire de secour, en cas de problème, ça peut toujours dépanner d’avoir un peu d’argent sur un autre compte!

Il est peut-être aussi nécessaire de marquer ce qui me manquait durant ce premier voyage. Déjà, je vous rassure, la région parisienne ne me manquait pas, ni la pollution et encore moins le stress ambiant.

  • Un (vrai) PC portable sous FreeBSD (opens new window) ou OpenBSD (opens new window) pour travailler et assez performant pour pouvoir encaisser du travail audio/vidéo, mon choix s’est naturellement tourné vers un Lenovo Thinkpad X270 (opens new window), avec un poid de 1,3kg et assez récent je devrais m’en sortir.

  • Un bonnet et des gants de meilleurs qualités, ils sont bien, mais pour un hiver français, pas pour un hiver danois. Il y a du choix au Danemark et j’acheterais ça lors de mon deuxième voyage.

  • De quoi lire… Parce que de temps en temps, on se sent quand même un peu seul, et avoir un peu de littérature, c’est pas de refut. Première chose que j’ai fais en rentrant de voyage, prendre un roman et le lire. Pour dire!

  • La Bretagne. Oui, je suis breton et fier de l'être. La Bretagne m’a vraiment manqué, avec ses marchés et sa nourriture!

Pour ceux qui voudraient vraiment partir sans revenir, la meilleure des solutions est de se débarrasser de tout ce que vous avez. Votre appartement, votre voiture, vos livres… En fait, tout. Je peux vous assurer que vous allez vous sentir libre! Si vous avez un peu de famille, redirigez votre courrier là-bas. Bref. Soyez libre.

# Voyage

Une personne m’a posé une question un jour, sur ce que je voulais être, sur ce que je voulais faire et devenir. Comment est-ce possible d’avoir autant de difficulté à répondre à une telle question alors qu’elle est extrèmement simple. Après avoir longuement réfléchis, le premier mot qui m’est venu à l’esprit était hermite. Peut-être plus dans le sens du mot barde, une personne voyageant et diffusant son savoir oralement. À l’heure du tout numérique, la transmission écrite se voit simplifier, mais l’expérience est toujours bonne à partager oralement et via la pratique. Ce que je vais essayer de faire dans les prochaines parties de cet article, mais aussi durant mon voyage avec des cours de cuisines.

Parlons peut-être de l’itiniraire d’origine, étroitement lié au positionnement géographique des ateliers collaboratifs dans le pays, le chemin fut malheureusement modifié due à un problème de logement. Certaines villes sont plutôt difficile d’accès, et n’ont que très peu d’hôtes pour m’accueillir. Voici la liste des villes que j’avais à visiter initialement:

Note
J’adore la poésie, même si je ne comprends pas encore très bien le danois, j’arrive à comprendre le sens des phrases, je vais donc essayer de trouver les poètes des régions que j’ai pu visiter, cela vous donnera peut-être l’envie de vous y mettre! Dans le pire des cas, les poèmes seront en anglais, pour faciliter la compréhension. Je m’excuse par avance pour les personnes qui ne parlent pas anglais.

# Hamburg, Allemagne

Je franchis la frontière le 9 ou 10 novembre 2018, dans un train en direction de Hamburg, partant de Strasbourg. Après une nuit dans un hôtel, un petit déjeuner dans les rues de Strasbourg à manger des Bretzhels (probablement l’un des meilleurs aliments sur terre), je me trouve entrainé dans un long périple dans la campagne allemande. La fin d’année ne donne pas une belle vision des champs allemands, même si on peut voir qu’il y a de la verdure, des collines et mêmes quelques petites montagnes au loin. Ça me donne envie d’y revenir pour être accueillis dans ces petites maisons au charme fou que nous pouvons apercevoir au contre-bas.

Arrivé de nuit à Hamburg, après une longue discussion avec Marion, rencontré dans le train, je ne peux malheureusement pas admirer la ville en elle même. La couverture nuageuse et l’hiver n’arrange pas le voyageur qui voudrait voir quelques étoiles ou monuments. La gare est grande et bruyante, ne parlant pas allemand, je me retrouve comme un poisson hors de l’eau. Par chance, quand il est question de manger, on trouve toujours une solution!

Hamburg me fait un peu penser à Paris, et sa gare, un peu celle de la Gare du Nord, ou la Gare du Midi à Bruxelle. L’ambiance y était festive et en sortis de la gare, des musiciens de rue chantaient, et dansaient à en faire trembler les murs. La sortie de la gare donne sur un parking, et l’allemand, réputé pour sa conduite, n’est pas vraiment mieux que le parisien en fin de journée. Les rues proches de la gare présentent des restaurants et des hôtels. Par chance n’ayant fais aucune réservation, je tombe sur un hôtel peu cher et ayant encore quelques places de libres, avec un accès WiFi gratuit. Pour un peu moins de 60€ avec le petit déjeuner inclu, c'était plus que raisonnable. S’en suit une soirée de repo bien méritée après une journée de voyage en train.

Un peu déçu d'être passé en coup de vent dans Hamburg, qui certe, à première vue, ne m’attire pas, mais possède des lieux fort intéressant à explorer, comme le Chaos Computer Club (CCC) (opens new window), le makerspace Attraktor (opens new window) ou encore celui de St. Pauli (opens new window). Ça sera qu’une occasion de plus d’y revenir et d’y apprécier un bon bretzhel!

Après une nuit de sommeil, mon train part le lendemain pour Flensburg. Celui-ci ressemble un peu à un TER ou un RER en région parisienne. Scène troublante, voir des allemands manger des saucisses et boirent des bières à 9h00 du matin. Les pratiques gastronomiques dans les autres pays semblent parfois assez choquantes quand nous n’y sommes pas préparés!

# Flensburg, Allemagne

To you it’s as if I was already
Marked and waiting on Death’s list.
It keeps me safe from many sins.
How slowly life drains out of me.

My steps are often steeped in gloom,
My heart beats in a sickly way
And it gets weaker every day.
A death angel stands in the middle of my room.

Yet I dance till I’m out of breath.
Soon lying in the grave I’ll be
And no one will snuggle up to me.
Oh, give me kisses up till death.

Embarqué dans un train à Hamburg pour Flensburg, le trajet est relativement rapide, 2 heures dans mes souvenirs, mais le temps passe vite quand on est curieux et qu’on ne connait pas la région! Passer son temps à regarder par les hublots, à essayer d’intégrer et de comprendre ce que l’on y voit, imaginer la vie des gens qui se trouve juste à quelques mètres de soi!

Flensburg (opens new window) est une ville Allemande proche de la frontière Danoise. Historiquement, elle appartenu aussi aux danois pendant un temps. L’histoire entre les deux pays semblent assez mouvementé! Guillaume, premier hôte au Danemark, m’a conseillé de venir y faire un tour, car c’est une destination touriste assez importante en Allemagne, mais surtout pour les habitants du Danemark, qui viennent y passer leurs vacances d'été et y acheter leur provision pour l’année.

Flensburg (opens new window) est une belle ville, avec une rue principale intacte, non impactée par les bombardements alliés de la seconde guerre mondiale. Je suis d’ailleur accueilli lors de mon arrivé par un marché publique, chose qui me manquera lors de mon voyage au Danemark. Les habitations, les chateaux et églises, n’ayant pas été impactés par la guerre, sont magnifiques. L’architecture est vraiment très bien concervé et donne à cette ville un charme fou!

Mon hôte, Sven, se trouve à quelques minutes à pied du centre-ville, dans un ancien quartier peu fréquentable. Si il ne me l’avait pas fait remarqué, je ne l’aurais probablement pas remarqué. Le quartier est propre, certes, il semble un peu pauvre, mais c’est peut-être du à mon incroyable dégoux pour la brique rouge en hiver. Ancienne zone en crise mais en cours de réabilitation par la ville qui désir faire marcher le commerce du tourisme.

Chose intriguante en Allemagne, les allemands ne parlent pas plus anglais que nous, français. Je me suis retrouvé plusieurs fois à devoir faire des mouvements de bras et des signes un peu stupide pour essayer d’avoir quelque chose à manger le midi! Je m'étai toujours dis que les allemands parlaient mieux anglais que nous, il semblerait que ce soit une image qu’on porte à notre esprit, car, ce n’est pas vraiment le cas. J’apprendrais plus tard qu’une bonne partie des films et des émissions étrangères sont traduites en allemand. Pas de sous-titre ici non plus, mais des voix allemandes!

Concernant la vie en générale, je ne peux malheureusement pas vraiment juger. Je suis resté en AirBnB (opens new window) l’espace d’un week-end. La nourriture y est pas trop mal, surtout un petit restaurant qui fait de la soupe maison dans le grand centre commercial de la ville. J’apprends aussi qu’il y a au moins un atelier collaboratif dans la ville, le NordLab E.V. (opens new window), étant seulement présent du samedi au lundi, il était malheureusement fermé.

Mon voyage à Flensburg touche à sa fin, prennant le bus pour Kruså (opens new window), qui est la ville sur la frontière Allemande/Danoise. J’aurais pu le faire à pied, car il n’y a qu’une heure de marche entre Krusa et Flensburg. Malheureusement, la pluie était présente et je n’avais pas envie d’attraper un coups de froid lors de mon premier jour au Danemark. Des fois, il est préférable de jouer les feignants!

# Sønderborg, Jylland, Danemark

Tiens… Il n’y pas de poète par ici!

réaction sur Sønderborg
— moi

C’est à Kruså (opens new window) que Guillaume et Alexandra m’ont récupéré pour aller sur Sønderborg. C'était assez surréaliste. Le couple venant de Marseille, je me retrouve dans une voiture au Danemark avec des français avec parant avec l’accent du sud. Pas commun mais très dépaysant! Première étape, chercher leur fille, Manon, à l'école maternelle. Première rencontre avec la culture danoise. L'école n’est pas forcement très grande, mais elle est belle et bien maintenue. Les décorations pour les fêtes de noël (appelé Julen, prononcé "YOU-LENNE"). Les enfants semblent être en liberté dans l'école, ça ne ressemble vraiment pas à une école française classique.

Seconde étape, arrivé à la résidence de mes hôtes, la découverte des magasins au Danemark, REMA 1000, un super-marché de la classe moyenne, comme me dira plus tard Søren, le fondateur du Green Makerspace. Des super-marchés comme celui-ci, il y a en dans toutes les villes, ouvert entre 7 ou 8 heures du matin jusqu'à 21 ou 22 heures le soir.

Sønderborg, ville faisant partie du Jylland du sud, première étape de mon voyage, et résidant chez un couple de français d’une incroyable gentillesse. C’est un bonheur que de se retrouver dans un pays étranger et de ne pas à avoir à se battre avec la langue locale pour se faire comprendre, surtout pour une première! Mes hôtes habitent prêt d’un «ghetto», attention, ce mot, un peu fort, ne représente pas vraiment ce que pourrait être un ghetto français ou une cité comme nous pouvons avoir dans certaines de nos villes. Certes, ces endroits regroupent des personnes ayant des problèmes d’argents ou étrangers cherchant à s’intégrer dans le pays mais n’ayant pas forcement les moyens pour y vivre.Ce qui est choquant, c’est de voir le niveau de vie et comment les habitants de ces quartiers sont traités comparaitre à ce que nous avons en France. Tout d’abord, autour de ces «ghettos», des espaces de jeux pour les enfants, des scultures, et surtout de l’herbe. Ici, pas de barrières ou de frontières, la majorité des espaces sont libérés de toutes séparations.

Que faire à Sønderborg? Tout d’abord, c’est une petite ville, clairement pas la plus grande du pays, mais possède quelques petits charmes. Le chateau de Sønderborg, proche de la mer, offre une vue sur une baie, et un peu plus au loin, au fjord de Flensburg. Pour la partie nord, une vue sur le fjord d’Al (Als Fjord). Rien à voir ici avec les fjords norvégiens, les fjords danois sont moins fantastiques mais restent des espaces où la mer rentre dans les terres ou entre des petits passages entre les iles. D’ailleurs, beaucoup de personnes pensent que le Danemark est un pays plas, certes, il n’y a pas de montagne, mais il y a de belles collines et des champs à pertes de vue.

Mon voyage à Sønderborg prend fin, Alexandra doit aller sur Kolding, mes hôtes me proposent donc de me déposer là-bas. On prend la voiture, la route est fluide, il fait nuit. Une habitude à prendre au Danemark, surtout en hiver!

# Green Makerspace

C’est l’histoire de mon premier contact avec un makerspace au Danemark, première étape de l’expédition pour MakerTour (opens new window), premier contact avec le monde danois, et première fois que j’essaie de communiquer en danois, au mois de Septembre, avec Søren, le fondateur du Green Makerspace (opens new window). Une bonne crise de fou rire, vu qu’aucun de nous deux n’a réellement compris ce qu’avait pu dire l’autre! L’anglais, dans ces cas là, est quand même bien plus pratique! Suite à cet échange téléphonique, le contact par mail fut le medium le plus utilisé.

Arrivé à Sønderborg, Søren et Karen me proposent une rencontre chez eux, pour partager un thé et manger quelques gateaux dans un endroit chauffé. Ils ont des projets pleins la tête et surtout une maison organisé sous forme de plusieurs ateliers! Søren, électronicien, me présente ses travaux et parle des différents évènements qu’il organise actuellement, tel que la diffusion des connaissances et de la science chez les jeunes au travers de différents petit projets électroniques basé sur le recyclage, aider les pays du tiers monde comme le Burkina Faso pour la production d'électricité locale, travailler sur ses propres idées… Son lieu de travail est vraiment gigantesque, avec énormement d’outils créés ou modifiés par lui même!

Après cette longue visite dans son garage à idée, Søren me parle un peu plus en détail du Green Makerspace (opens new window), ne faisant plus partit de l’association, il me raconte tout de même un peu l’histoire et me donne les contacts nécessaires pour faire la visite et mon interview. Malheureusement, organiser une telle rencontre en moins d’une semaine, avec des personnes qui ne sont pas préparés, n’est pas du tout évident. Finalement, j’arrive à joindre Otto, le contact que Søren me donna, et me propose de se retrouver Samedi matin pour les portes ouvertes hebdomadaires.

Le Green Makerspace (opens new window), ou Grøn Makerspace, est un atelier collaboratif associatif situé en périphérie de la ville, à la sortie nord et partie ouest de la ville de Sønderborg, en face d’un Burger King. L’endroit est un peu camouflé par des haies, mais, au loin se dessine une serre et une éolienne. Par chance, mes hôtes habitaient à quelques minutes à pied de l’endroit, ce ne fut donc pas une épreuve d’y aller, mais un plaisir! Surtout que le soleil, plutôt rare, pointait le bout de son nez.

À mon arrivé, les portes étaient fermés, et c’est Hans, qui attendait avec moi, qui me fit la présentation des lieux ainsi que des membres du Green Makerspace (opens new window). À première vue, on pourrait croire que le lieu est petit, ce n’est pas le cas. Au rez de chaussé, plusieurs ateliers sont ouverts aux membres, atelier de travail du bois ou électronique, imprimante 3D et découpeuse laser. Évidemment, une salle de repos pour discuter autour d’un café est probablement la plus importante. À l'étage, une salle de réunion, une grande table entouré par des ordinateurs et différentes types d’imprimantes classiques ou 3D. Un deuxième batiment a été mis à leur disposition, en dehors du principal, qui est quant à lui, réservé pour le travail du métal.

Une serre en forme de dome se dresse dans le petit parc prêt de l’atelier collaboratif et fait partit d’un projet abandonné, prévu à l’origine pour la production alimentaire en hiver. Hans m’ouvre la porte de la serre, et effectivement, il fait bien meilleur à l’intérieur! Des fraisiers y séjournent, aucun fruit présent, mais les plants ont l’air en bonne santé et semblent apprécier la chaleur ambiante. À l’entrée, sur la droite, différents composants électronique qui ne fonctionnent pas, vestige d’un projet du manque de temps.

En face de la serre s'élève aussi une éolienne de fabrication maison. Projet actif qui à pour vocation d’alimenter le lieu dans un avenir plus ou moins proche. Chose fantastique, ils ont réussis à obtenir le droit de planter une éolienne de plus de 10 mètres de hauteur! Programme qui devrait être mis à exécution pendant l’année 2019. Au loins, dans le jardin, Hans me montre déjà la structure métallique qui git dans l’herbe et la rosée du matin.

Après cette visite, il est temps de parler un peu plus avec les membres! Tout d’abord, une grande majorité d’habitués (une trentaine) qui semblent se connaitre depuis un bon bout de temps. La structure est associatif (du moins, très proche du modèle associatif français). L’espace de travail est loué par la commune. Durant l’année, une bonne partie des personnes actives sont aussi des étudiants qui viennent profiter des lieux et de l'équipement pour travailler sur leurs propres projets ou simplement trouver un espace de partage agréable.

Otto est d’ailleurs présent ce matin, ancien électronicien, il me présente les différentes activités effectuées au sein du Makerspace, création d’un oscilloscope de A à Z, mais aussi réparation et divers petites bricoles. Il me sort une sorte de trophée, un classeur contenant tout un tas de structure électronique, qui font un peu partit maintenant des mythes et légendes de l’internet: production infinie d'énergie et autres choses qui ont fait rêver plus d’un! Il me présente aussi, un projet plus sérieux, la documentation complète de l'éolienne qui a été installé en dehors de l’espace collaboratif.

Bente, un autre membre de l’association, me parle un peu de l’histoire, de ce qui s’y passe, des problèmes de communication (le site web par exemple, à ce moment, était hors ligne). Il me dit aussi que la personne responsable de la communication externe, celle qui a toutes les réponses officielles à mes questions, n’est pas présent aujourd’hui. Ce n’est pas grave! Ça sera l’occasion d’y revenir!

Ma première exploration d’un laboratoire au Danemark se termine. J’ai des photos, des souvenirs et l’assurance de revenir pour avoir les informations qui me sont nécessaires! Sønderborg, première étape, mais aussi la dernière.

Si vous voulez les rencontrer, les aider, faire ou partager certains de ces projets, l’espace est ouvert au public le mardi en soirée et le samedi en matinée. Le Green Makerspace (opens new window) se situe Vestermark 7, 6400 Sønderborg, Danemark (opens new window). Si vous voulez les joindre, il sera préférable d’y aller directement. Si vous êtes intéressé par les projets de Søren et Karen, ils sont joignables sur VE-Sønderjylland (opens new window).

# Kolding, Jylland, Danemark

Les nuits sont bien noires au Danemark, avec la couverture nuageuse, impossible de voir les étoiles lors de mon arrivé à Kolding. Par chance, les danois aiment la lumière, d’ailleurs, qui ne l’aimerait pas avec des journées aussi courtes en hiver? L’entrée de mes nouveaux hôtes est éclairés par des guirlandes, sur le chemin vers la maison, une vieille roulotte, qui semble encore être utilisé et avoir été aménagé pour y vivre. Étant légèrement en avance sur mon emploi du temps, c’est un AirBnB qui m’ouvre ses bras avec un couple de norvégien. Une très belle résidence, qui doit dater des années 1700 ou 1800. Le salon est particulièrement extraordinaire, les murs sont en bois gravés, d'époque. Anecdote: c’est l’une des seule pièce qui n’est pas assurée, l’assureur leur à dit que c'était impossible à rajouter dans le contrat, la place de cette pièce est dans un musée. Un peu plus loin dans la maison, après un autre salon, se dresse une petite chapelle aménagée pour les invités avec une acoustique incroyable.

Kolding (opens new window) était une étape importante de mon voyage, 2ème ville à visiter, et en quelque sorte, la ville qui permettait de se lancer vraiment dans l’aventure, mon arrivé dans une telle batisse ne me fait que plus plaisir! Première sortie pour aller manger quelque chose, le centre ville est à environ 20 minutes à pied, ce qui n’est pas très loin. J’en profite pour jeter un oeil sur mon téléphone portable et regarder quel type de restaurant est présent dans la ville. J’opte finallement pour le premier qui me passe sous la main, une sorte de sandwidcherie, c’est pas cher, et ça calle. Kolding, de nuit, c’est voir le chateau en brique rouge de loin et marché dans des rue illuminés par les décorations de Noël. La rue principale est grande et contient beaucoup de vieilles maisons très bien conservées.

Rendez-vous le lendemain avec mon deuxième hôte à Kolding (opens new window), maison un peu plus loin du centre ville au sud, environ 20 ou 30 minutes à pied. Belle maison avec un beau jardin, proche d’une école. Mette m’accueil avec beaucoup de gentilesse, et me fait visiter sa maison… La surprise est à l'étage! Son mari est un fan de Star Wars et tout l’espace est réservé pour sa passion. Une quantité gargantuesque de Lego Star Wars! Des modèles que je ne savais même pas qu’ils existaient! Très impressionnant! Ils font d’ailleurs partie d’une sorte de groupe Star Wars pour tout ce qui est cosplay et fan fiction. Très agréable surprise de rencontrer des fans de Star Wars!

Mette me propose de manger, et m’apprends à faire des boulettes de poissons, un plat danois, servis avec de la salade, c’est vraiment pas mal! Un peu gras, mais très bon. Après ce repas, on commence à parler de nos projets, de nos points de vue sur le monde et sur nos activités respectives. C’est intéressant de voir que les soucis de la classe moyenne française se retrouvement exactement de la même façon dans un pays comme le Danemark. Après cette longue discussion, je restais bloqué sur le mot «hygge» (qui se prononce HU-GUEU), une bonne partie de rigolade pour un mot qui était présent dans mon vocabulaire, mais que je ne savais pas prononcer correction!

Le lendemain, Mette travaillais, par chance, elle commençait plus tard et me proposa donc de me faire découvrir sa ville, visiter les rues et les différents quartiers. Elle m’apprit d’ailleurs qu’il y a une augmentation de la délinquance, des sortes de "gangs" sont présents dans les rues assez tard le soir. Bref, elle me fait découvrir un peu le chateau, me parle de l’histoire de sa famille, la période de la seconde guerre mondiale, de la résistance, des gardiens qui protègent la ville (2 status sur le chateau). Et m’emmène jusqu’aux 2 makerspaces que j’aurais du visiter. Le premier est au nord de la ville, que j’ai simplement remarqué sur le chemin, mais qui ne fait pas partit du projet, le second est l'école de design, qui se trouve prêt de l’université et le port.

Sachant où se trouve mes futurs visites, nous allons prendre un thé dans un café/bar, et grignoter quelque choses. Les cafés au Danemark sont vraiment des endroits plaisants! Des personnes agées dans l’une des salles discutent tout en faisant du tricot, des jeux de sociétés sont présents un peu partout. Un homme au fond travaille sur son PC portable tout en buvant un café. Une musique d’ambiance assez douce et une bonne odeur de nourriture provient du comptoir. La définition du mot hygge: être bien, dans un endroit chaud.

Dernier jour à Kolding, Mette m’accompagne jusqu'à la gare, m’aide à acheter mon billet (et me force à le faire en danois, elle a bien eu raison). Prochaine destination, Esbjerg, la côte ouest du Danemark. On ne m’en a pas dit que du bien, il parrait que c’est très industriel. Le train met environ 40 minutes pour y arriver, bloquer dans mes pensées, je n’ai pas eu l’impression que soit aussi long!

# Design School Kolding

L'école de design se trouve proche du centre-ville et prêt de l’université. Malheureusement, c’est un espace privé qui n’est pas facilement accessible, et encore moins sans rendez-vous préalable. Ayant eu quelques problèmes de communications avec eux (il semblerait que ce ne soit pas la bonne boite mail), je n’ai fais que rencontrer le responsable du lieu qui s’est vu très intéressé par le projet du MakerTour. Un endroit à revenir visiter à la fin de l’expédition.

# Bibliothèque

J’ai découvert la bibliothèque de Kolding un peu par hazard en recherchant un accès wifi gratuit dans la ville. Vous pouvez en trouver un peu partout dans les bars ou restaurant, mais il était tard, il faisait froid et je n’avais pas beaucoup d’argent. Je suis donc allé au premier endroit où je me suis dis qu’il y aurait de quoi se connecter: la bibliothèque. Sans regret! Connexion illimité et gratuite et surtout… Une tonne de choses à faire et à voir! La bibliothèque de Kolding est neuve, moderne et permet de découvrir/rencontrer du monde! Découverte un peu trop tard, j’y reviendrais! Les bibliothèques danoises sont réellement des lieux à aller voir.

# Esbjerg, Jylland, Danemark

Sur la route d’Esbjerg, dans le train, en direction de la troisème ville à visiter, cinq ou sixème ville du pays en terme d’habitant et plus grand port du Danemark. Être accueilli par le soleil le premier jour semble assez exceptionnel pour un mois de novembre, il ne fait ni trop chaud, ni trop froid malgré le vent froid qui vient de la côte ouest. Au Danemark, on apprécie le soleil quand il est présent, vu qu’il passe son temps à fuir sous les nuages ou à éclairer l’hémisphère sud. Arrivé sur le quai de la gare, c’est la rue principale qui m’ouvre ses portes, probabement l’une des plus vaste du pays, elle est bien maintenue et possède un nombre assez impressionnant de boutique en tout genre. Lors de mon arrivé, une patinoire était en train d'être installée sur la place du soleil (solpladsen).

Mon hôte, expatriée française depuis maintenant un petit moment, se trouve dans un des quartiers nord de la ville, pourquoi prendre les transports avec une telle météo? La marche s’impose! Après une heure de marche dans les rues de la ville, proche du port du industriel, il est 16h00 et reste finalement ébaïs pendant plusieurs longues minutes devant un magnifique couché de soleil sur la très grande plage ouest, qui ne s’arrête que plusieurs kilomètre au nord. Encore une fois, le Danemark est plutôt bien fournit niveau alimentation, plusieurs supermarchés se trouvent à quelques minutes de marche, pratique quand on a besoin de cuisiner.

De mauvaises langues me diront qu’Esbjerg n’est pas une ville très jolie due à la grande partie ouest réservé pour le port. Sortis de ce périmètre, la région est magnifique. Forêts, champs et plage de sable fin se glissent dans ma mémoire. La gentilesse des danois est assez étonnante pour un étranger français. Un chauffeur de bus qui s’arrête pendant quelques minutes pour venir me chercher et me dire que ce que je cherche se trouve juste ici, n’ayant malheureusement pas tout compris, c’est agréable de voir que les gens peuvent venir facilement aider son prochain.

Malgré le vent fort qui souffle sur la côte, c’est formidable de retrouver la sensation de calme qui se dégageait à Sønderborg. Ici, tout est calme, comme si la nature se repose, attendant avec patience l’arrivée prochaine du printemps et des jours plus longs. Les arbres sont torturés par le vent, presque parallèle au sol pour certains, donnent par endroit l’impression d'être dans un film de Tim Burton.

# GeekLabs

Une froide soirée d’un lundi au mois de novembre, il est 19h00 et la nuit est déjà tombé depuis quelques heures. Me voici derrière derrière le centre commercial Broen Shopping (opens new window) et devant le Tobakken (opens new window), une salle de concert, mais aussi un lieu où différentes sociétés sont installés. . Le Makerspace d’Esbjerg, nommé GeekLabs (opens new window), n’est que la partie visible d’un iceberg beaucoup plus vaste, l’association Tobakkens Kreative Værksteder (opens new window), situé au sous-sol de ce grand batiment recouvert d’affiche de concert. Le lieu est facile d’accès, à 5 minutes à pied depuis la gare, accessible par train, comme par bus, ou par voiture, à l’adresse Gasværksgade 2, 6700 Esbjerg (opens new window). Le projet, vagabond à l’origine, fut initialement lancé en 2014 mais trouva sa place au sein de l’association prédemment cité en 2017, leur permettant ainsi de mettre à disposition des adhérents le matériel de fabrication adéquat.

Certes, le GeekLabs (opens new window) possède sa petite salle réservée, situé au fond du batiment, même si la grande majorité des personnes aiment à se retrouver dans la salle à mangé, improvisé en salle de meeting et retro-gaming pour l’occasion. L’association en elle même est pluridisciplinaire et regroupe énormement d’atelier divers et variés, un atelier de couture, un atelier de peinture, un atelier de céramique et travail du verre, un atelier poterie, et probablement bien d’autres choses dans un lieu aussi vaste. La section Geek, quant à elle, fournit les outils de bases pour la conception et la création de produit technologique, imprimantes 3D, découpeuse laser, atelier de soudure, imprimante céramique et de nombreux ordinateurs.

Mikkel, ingénieur en électronique, me fit découvrir les members du GeekLabs (opens new window) mais aussi les membres des autres ateliers, discutant de ses précédents projets personnels mais aussi et surtout des projets (opens new window) actuels de l’atelier. Présentation rapide du projet MakerTour (opens new window), mais aussi première vraie interview d’un atelier collaboratif danois, c’est donc avec le sourire que l’on se sépare, et la sensation que l’on va rapidement se revoir!

# Bibliothèque

La bibliothèque d’Esbjerg se trouve proche du centre ville et de l’avenue principale. Ce fut l’une des premières vraie rencontre avec une bibliothèque danoise, du moin, cele où j’y ai passé le plus de temps pour y lire et travailler. Comme de nombreuses bibliothèques, elle possède un espace pour y boire des boissons chaudes, avec une petite terrasse à l’entrée donnant vue sur un parc. La différence avec les bibliothèques françaises est troublante, un piano à l’entrée du batiment, où n’importe qui à le droit d’y jouer, celui résonnait sur un air de Final Fantasy lors de mon arrivé. C’est un lieu d'échange et de partage, des salles y sont mises gratuitement à disposition, des livres, des CD audio, des DVDs, des PC et même des consoles de jeux sont en libre accès. Y passer du temps est agréable, surtout en hiver, où cet emplacement est un halo lumineux au coeur de la nuit.

# Aarhus, Jylland, Danemark

C’est en covoiturage avec GoMore qu’Aarhus se découvre à moi, après de nombreuses péripétie pour trouver un logement à Varde, Herning et Silkeborg, un changement d’itinéraire de dernière minute est opéré. Probablement due à la période, entre hiver et fête de fin d’année, aucun hôte n'était disponible dans ces villes, ce qui limita mon approche par l’ouest vers le nord. Dans ces cas là, il est nécessaire d'être un peu réactif et de replanifier rapidement son voyage.

Le trajet entre Esbjerg et Aarhus se passe donc en compagnie de Gustav and Maria, tout deux en phase de déménagement à Esbjerg pour des raisons de travail. Sur la trajet, nous récupérons aussi une autre covoitureuse, Maria, étudiante en médecine. Le voyage met environ 2 heures, la route est fluide même si une pluie battante s’abat sur la voiture. On me dépose prêt du parc botanique de la ville. Premier hôte, un AirBnB se trouvant à Aarhus nord mais étant arrivé tôt, un tour au centre ville s’impose.

Il pleut toujours, mais la ville est grandiose avec ses nombreuses décorations de Noël, la route innondée se transforme en torrent de païllettes dorées. La nuit tombe vite quand il pleut, et par manque d’organisation, il devient compliqué de trouvé mon logement pour les 4 prochains jours. Prennant un bus allant jusqu’au nord, sa destination n’est malheureusement pas la bonne. Quand on n’a pas de tête, on a des jambes. Plus facile à dire qu'à faire, surtout quand il pleut et que la ville ressemble à un gigantesque chantier à l’air libre. La nuit, la pluie, les travaux et les routes barrées m’empêchent de trouver facilement mon chemin… Cest après plus d’une heure de marche sous un déluge que la rue substantifique rue se montre enfin!

Mon hôte est accueillante, initialement prévue pour une simple chambre, c’est un studio qui m’est offert… Et ce n’est peut-être pas plus mal, car la nuit fut agitée. Se retrouver malade à plusieurs milliers kilomètre de chez soi n’est pas une situation très agréable. Certes, ce n’est qu’un coups de froid, mais qui me bloqua au lit pendant la totalité de ce début de séjour. Une perte de temps incroyable au vue de la grandeur de la ville.

Aarhus, seconde ville du pays après la capitale Copenhagen, ville universitaire, portuaire et industrielle, capitale européenne de la culture en 2017 est un havre d’activitée en tout genre. Comme pour chacune des villes danoises visitées pendant les fêtes de fin d’années, les décorations illuminent les rues, les appartements et les maisons. Il n’y a pas un endroit sans lumière, et malgré la nuit noire, il n’est pas difficile de flaner dans les rues.

La fin de mon séjour en AirBnB approche, et mon deuxième hôte se trouve à l’opposé par rapport au centre ville, une nouvelle aventure commence. C’est dans un «ghetto» à 20 ou 30 minutes d’Aarhus à l’ouest que mon histoire continue. Mon convive m’ouvre les portes de sont appartement et me fait découvrir sa colocation, composé de 4 personnes, tous étranger, venant d'Égypte, Lithuanie ou Argentine. Certains sont étudants, d’autres chercheurs d’emploi ou débutant dans leur domaine respectif. Le lieu est un peu chaotique mais chaleureux, la baie vitrée de la salle à manger donne vue sur l’est, offrant aux plus courageux un levé de soleil tous les matins. Un «ghetto» danois n’a rien à voir avec la définition que l’on a donné à ce mot en France. Certes, le taux de "criminalité" est légèrement plus élevé que dans les autres parties du pays, mais reste extrèmement faible comparaitre au reste du monde.

Trouvé le temps de visiter en étant malade n’est pas évident, c’est donc durant cette période de quelques jours que la visite débute réellement. Tout d’abord, Aarhus possède de nombreuses églises et cathédrales. Le parc botanique, qui n’est pas très accueillant en hiver, semble avoir tout de même son charme et parrait être un endroit à venir admirer au printemps et été. Comme dit précédemment, Aarhus est une grande ville et s'étale au nord comme au sud de la côte. L’ancien port a été transformé en zone résidentielle pour personne ayant les moyens (il n’est pas rare de croiser quelques Porshe ou Ferrari). Les habitants de ce quartier doivent être aux anges, de pouvoir se réveiller tous les matins devant la mer à quelques metre de leur fenêtre.

On y croise quelques rêveurs, quelques artistes et architectes esquissant quelques structures floues provenant d’une lointaine imagination. On y croise des vélos, comme dans toutes les villes du Danemark, et on y croise des batiments d’un autre temps. L’architecture moderne danoise, simple et épurée, est assez impressionnante et mérite le détour.

Mon voyage prend fin dans cette grande ville, de nombreuses rencontres, danoises comme françaises, m’ont données envie d’y revenir. Le train m’attend à la gare d’Aarhus pour Aalborg, une étape importante de mon voyage,, proche du point le plus au nord du Danemark.

# Open Space Aarhus

C’est un mardi soir, au mois de décembre cette fois ci, de nuit, que mon interview prend place. Open Space Aarhus semble être le seul makerspace de cette grande ville qu’est Aarhus. Se situant prêt de la sortie nord de la métropole, à quelques minutes à pied du musée d’histoire naturelle et de l’université. Pour s’y rendre, rien de tel que le bus, qui vous dépose juste à côté du lieu, avec les lignes 2A, 6A ou 45. L’atelier collaboratif se trouve dans une zone dédiée à l’innovation et aux nouvelles technologies, probablement relié aussi à l’université d’Aarhus, regroupant étudiants et startups.

Premier laboratoire visité dans une grande ville danoise! C’est un réel plaisir que de se voir inviter ici. L’espace est grand et lumineux. On y sent l’influence geek et technologique. Des cartes mères d’un autre temps servent de guirlandes. Dors et déjà des hackers sont présents et travaillent sur leurs projets. J’y rencontre Jakob qui m’a proposé de me faire visiter les lieux et de me donner une sorte de petite interview pour expliquer l’histoire des murs.

L’histoire commence en 2010, le laboratoire nait d’une volonté de créer un espace de partage au sein de la ville, en prennant exemple sur les autres tiers lieux danois comme labitat. En 2013/2014, l’espace devient trop petit, et l'équipe décide de changer d’emplacement, celui où l’interview prend actuellement place. Les projets sont nombreux! Quelques hacks de distributeurs de boissons qui offre désormait des composants électroniques à qui veux bien payer. Des écrans un peu partout qui donnent l’heure et affiche des informations sur le lieu.

Jakob me fait visiter les différentes salles et leurs équipements: imprimantes 3D, découpeuse laser fait maison, nombreuses machines de découpes pour le bois et le métal, machines pour la création de boards, un atelier de soudure avec les composants nécessaire à l'élaboration de prototypes et finalement… La cuisine. D’ailleurs, si vous avez soif, il est possible d’y acheter des sodas et pour les affamés, de quoi y grignoter quelque chose.

Finallement invité à rester manger avec eux autour d’une pizza, entourer par des geeks, c'était une joie que d'être en leur présence! Une soirée que je n’oublierais pas et qui me donne envie d’y revenir pour y créer mes propres prototypes et venir hacker avec ces bandes de joyeux bidouilleurs!

# Bibliothèque DOKK1

Comment passer à Aarhus et ne pas parler de sa bibliothèque municipale, DOKK1, probablement la bibliothèque la plus récente et moderne qui m’a été permis de voir durant tout mon voyage au Danemark (du moins, pour le moment).

DOKK1 n’est pas une bibliothèque comme les autres, vu de l’extérieur, sa forme pour le moins non conventionnelle attire déjà l’oeil et invite à sa visite de par sa curiosité. Vu du sol, un bloc de béton qui s'écoule vers la mer en contre bas, donnant vu sur les bassins du port d’Aarhus. Avec 4 niveaux et environ 60000 m² d’espace intérieur, il y a de quoi lire. A titre de comparaison, la Bibliothèque François Mitterand fait environ 200000 m², et est pour moi, l’un des endroits les plus sympas de Paris.

Le contour extérieur de l'édifice est aussi en béton, avec des escaliers abruts. Sur la plateforme du rez-de-chausser, des bancs et des jeux pour les enfants. Des écoliers sont d’ailleurs en train d’y prendre leur déjeuner. L’entrée se fait par un sas et donne accès sur une grande cours intérieur, en face, l’accueil, sur la droite, la réception des livres emprunté et sur la gauche, des rangée de livre. Au fond se trouve le petit restaurant/café, y servant tous les jours des repas chauds. La partie nord contient en grande partie des livres et des supports multimédias (CD audio et DVD). Comme dans toutes les bibliothèques danoises, des salles sont mises à la disposition du public.

Le premier étage est accessible via des ascensseurs mais aussi par la salle de conférence qui se trouve pratiquement au centre du batiment, en forme de pente, comme un gradin mais moderne. Quand il n’y a pas de conférence, les gens y trouvent un endroit pour travailler, lire ou se reposer. Une partie de ce niveau est dédié aux enfants, des jeux et des livres pour tous les ages s’y trouvent. Ce palier contient aussi les archives de la ville, une partie réservée pour l’administration, une salle d’exposition (actuellement sur l’innovation), et… C’est probablement déjà pas mal!

Malheureusement, n’ayant pas trouvé l’accès au troisème étage, je suspect qu’une partie soit réservée pour l’administration mais il m’est impossible de vous le présenter ici. Dans tous les cas, il m’a fallu déjà au moins trois après-midi complète pour me faire une idée de l’endroit! Pour les gens qui viennent en hiver, ou même dans des périodes plus clémentes, n’hésitez surtout pas à venir ici pour flanner!

# Aalborg, Jylland, Danemark

  • voyage (train)

  • hote

  • paysage

  • gare

I taste them on my tongue
the vanished summers…
Cool, rainful happiness, a kiss of years.

Après une ou deux heures de train, Aalborg, quatrième ville du pays avec environ 115000 habitants, est la plus grande métropole dans le Nord du Jylland. Mon hôte est étudiant en électronique, indisponible le jour de mon arrivé, c’est un de ses amis, voulant étudier la robotique, qui vint me chercher au centre-ville. Nous prennons le temps de boire un verre et manger un sandwich. Il me fit un peu découvrir la vie et me parla de ses projets, malencontreusement, il venait d’arriver ici deux jours auparavant, originaire de Herning, il ne connaissait pas forcemment la ville en détail.

L’appartement se trouvait au sud-ouest de la ville, à proximité d’une partie de l’université, mais relativement loin du centre ville. Comptez environ 30 minutes en bus et une vingtaines de couronnes pour vous rentre au centre ville. La ville est grande. Il n’y a pas qu’une seule université ici, ville étudiante, il s’en trouve un peu partout dans cet agglomération.

# HAL9K

Situation assez exceptionnelle durant mon voyage et mes interviews, Aalborg est aussi la seule ville actuellement avec Copenhague à avoir plusieurs hackerspace. Initialement, il y en avait trois à visiter mais il semblerait que depuis quelques mois, l’un d’entre eux, Platform4, soit dans un état proche de la mort.

Autre première, le rendez-vous se fait un dimanche soir. Évidemment, il fait nuit, et il fait froid. Le HAL9K, l’un des plus vieux hackerspace juste après Platform4, se trouve au sud-ouest de la ville, pour y accéder, rien de plus simple, la ligne 14 de bus vous y emmène directement. Le batiment est aussi très simple à trouver, un panneau avec marqué HAL9K en LED brille de mille feu sur la deventure! L’entrée dans le laboratoire se fait par la porte de derrière.

C’est devant quatre écran comportant des informations diverses et variées que le premier contact se fait. Sur la droite, la salle contenant une partie des machines mis à disposition, comme les imprimantes 3D et la découpeuse laser qui est en court d’utilisation par deux membres de l’association. Jakob, mon contact dans cet espace est présent et me fait rapidement visiter les lieux.

L’atelier est vaste, outre la salle principale qui se trouve à droite de l’entrée et qui contient toutes les machines classiques, comme les imprimantes 3D ou encore la découpeuse laser ainsi qu’une bibliothèque bien fournit, il s’y trouve aussi une salle pour la conception de circuit et la soudure. Une salle avec des machines pour la découpe du bois et du metal, ainsi que, encore une fois l’un des endroits les plus importants: une cuisine avec du café et la possibilité d’acheter des canettes de soda.

# Makerspace9220

Le Makerspace9220 se situe dans l'équivalent d’une bibliothèque de quartier, et comme toute bibliothèque danoise qui se respecte, il y a un restaurant et un café! Arrivé un peu en avance, je décide de jeter un coups d’oeil dans la bibliothèque, et trouve finalement l’entrée du makerspace. Un escalier qui descend vers le sous-sol de l'établissement, donne accès à une grande salle ouverte et un bon nombre d'équipement et de machines fortement intéressantes!

Karina est la première personne que j’ai rencontré ici bas, Jakob étant dans une autre salle, prêt à solutionner un problème d'électricité.

# Bibliothèque

Comme toute ville qui se respect, une bibliothèque se trouve Aalborg, un peu déçu, car elle n’est pas si grande que ça et était en rénovation lors de mon arrivé. Donc, je ne peux malheureusement rien présenter de plus sur cette bibliothèque!

# Skagen, Jylland, Danemark

  • voyage/trajet

  • paysage

  • ville en général

De lever op igen. Jeg hørte nyligt,
Hvor forhen var saa dødsens stille,
En øvet Haand Tannhäuser-Ouverturen
For aabent Vindu spille.

Blod, Lidenskab og Raseri,
Smerten, som Kunsten dem fortolker,
Paany den næsten lammede Natur
Med friske Væsners Liv befolker.

Saa kom da, Kunst, igen og gør din Gerning;
Jeg er jo Kunstner selv, jeg rører Strengen
Og stiller Tavlebordet op og kaster
Om Mesterskabet højest Terning!

Skagen est une exception lors de mon voyage. Avant de partir, Dominique, une amie de Cesson-Sévigné m’a conseillé d’aller là bas. Skagen est la ville au plus au nord du Danemark, le point de rencontre de la mer du nord et la mer baltique. Aucun regret d’y être allé! C’est probablement la plus belle ville du Danemark que j’ai vu actuellement! Certes, c’est une ville estivale et probablement touristique, mais même en hiver, l’environnement change réellement!

# Bibliothèque

Skagen, c’est une ville de 2000 habitant, mais qui possède une bibliothèque plus que suffisante pour autant d’habitant! Chose marrante, l’endroit regroupe aussi la bibliothèque, une salle de bowling et probablement d’autre activité… C’est assez de cool de voir que même une petite ville met en

# Odense, Fyn, Danemark

  • trajet

  • hote

  • paysage

  • ville en général

To move, to breathe, to fly, to float,
To gain all while you give,
To roam the roads of lands remote,
To travel is to live.

Odense, 3ème ville du Danemark, malheureusement, une ville que je n’ai pas beaucoup visité car c'était aussi une ville d'étape et j’ai décidé de finir la première partie de mon voyage ici. Retour sur Paris, donc, j’ai plutôt profité de mon hôte, à parler de la mentalité danoise, de la bouffe et de pleins d’autres choses cool.

# Bibliothèque

La bibliothèque d’Odense est décevante! Elle se trouve au centre de la ville, au niveau de la gare et la gare routière.

# Fredericia, Jylland, Danemark

Fredericia (opens new window) ne fut qu’une petite étape de mon voyage pour le retour depuis Odense vers Paris. Un bus Flixbus (opens new window) passait à 23h25 par Fredericia (bien plus proche d’Odense que Copenhague, donc moins cher) dans un endroit vraiment mal indiqué. Cette ville ressemble plus à une gare de transition pour différent point du pays. Y rester de nuit pendant environ 5 heures ne me permet malheuresement pas de juger correctement l'état de la ville. Sans compter que j’ai passé un temps non négligeable à squatter entre les différents magasins et fast-food ouvert avant de prendre mon bus. Pas vraiment la meilleure des expériences!

Mon trajet vers Paris fut assez intéressant, mon voisin était indien, étudiant en Suède, et descendait en France sur Rennes pour les fêtes de fin d’années. Vous y croyez vous aux coïncidences? Après plus d’un mois de voyage, le premier étranger non français qui me parle de la Bretagne n’est même pas scandinave! Le voyage fut quand même assez long en bus, un peu plus de 14 ou 15 heures, passant par toutes les villes que je déteste, comme Bruxelle et Paris.

Ah! La France! Ce vent de protestation et de contestation ambiant qui ne m’avait pas manqué! Arrivé à Paris-Bercy, une manifestation avait lieu, un petit avant goût de ce qui va m’attendre pour les prochains jours. Comme quoi, un pays ne change pas en un mois! On se rend compte à quel point le Danemark est calme, presque relaxant. C’est quand même pas mal un peu de silence, surtout en période hivernale. Bref. Me revoilà en région parisienne pour quelques jours. Prochain arrêt, ma Bretagne, ma ville, mon pays: Rennes.

# La Langue

  • littérature de référence (dictionnaires, dict de fréquence)

  • duolingo

  • babbel

  • memrise

  • vidéo sur le web

Si vous voulez vivre au Danemark, vous devrez forcement parler danois. Une grande majorité de la population danoise parle couramment anglais, mais une grande partie des informations de la vie courante est en danois. Pour ma part, Duolingo m’a bien aidé, après environ 5 mois de cours, j'étais capable de lire et d'écrire le danois relativement bien. Il faut dire que ce n’est pas forcement la langue la plus compliqué à apprendre, la grammaire étant simple à comprendre.

Là où ça commence à devenir marrant, c’est pour parler la langue tous les jours et surtout la comprendre. Le Danemark, ce n’est pas une langue, le "haut danois", langue que l’on apprend en cours, mais une multitude de dialecte entre les villes et les différentes régions. Je pense que la totalité des hôtes m’ont dit que ce qu’il y avait de plus compliqué au Danemark, c'était de comprendre les natifs quand ils parlent leur dialecte, à vrai dire, le nord, le sud, le centre et l’ouest ne se comprennent pas si ils parlent leur langue respective! Je trouve ça assez fantastique pour un pays qui fait grosso-modo la taille de la Bretagne avec à peu prêt le même nombre d’habitant.

Alors, qu’est-ce qui à pu m’aider à apprendre la langue? Tout d’abord, Duolingo[], mais vous pouvez aussi trouver des cours payant sur Babbel[], et découvert plus récemment, Memrise[], qui est une autre alternative gratuite à Babbel. N’oubliez pas non plus les classique, comme Google Translate[] qui vous permettra d’avoir une idée de la prononciation, il y a d’ailleurs des applications mobiles dédiés pour ce genre de soucis, mais la majorité étant payante, je ne les ai pas utilisé.

Pensez aussi à investir dans un petit dictionnaire de poche, pour moins de 30€ vous pouvez en avoir un correct qui vous permettra de comprendre la majorité des mots courants. Et si vous voulez aller plus loin dans l’apprentissage, n’oubliez surtout pas d’investir dans un dictionnaire de fréquence! Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un dictionnaire qui vous apprends les mots les plus utilisés dans la vie de tous les jours, ce qui donne déjà une bonne base.

# La Monnaie

  • taux de change

  • où récupérer des couronnes?

  • où échanger son argent?

  • un peu d’histoire?

  • schengen et europe

Le Danemark fait partie de l’Union Européenne et a signé l’accord pour l’espace de Shengen. En gros, vous n’avez pas besoin d’avoir votre passeport avec vous si vous êtes citoyen de l’Union Européenne, une pièce d’identité valide est accepté à la frontière, ce qui est bien pratique. Pareil pour tout ce qui est VISA, vous n’avez pas besoin d’en demander si vous trouvez du travail sur place.

Par ailleurs, le Danemark n’a pas accepté l’Euro comme monnaie et garde la couronne danoise (krone). 1kr est environ égal à 0,13€ et 1€ vaux approximativement 7,5kr. L’euro est accepté dans certains endroits mais ne vous attendez pas à faire des affaires, on vous donnera la monnaie en couronne et ça sera rarement arrondis à votre avantage.

Pour le coût, le guide du routard et les différents sites web informent bien sur comment faire, retirer une somme relativement important dans un distributeur danois! Le taux de change et les frais peu changer en fonction des banques, de part mon expérience, les frais sont énormes au niveau de la banque danoise (n’ayant pas encore fait tous mes comptes, je peux vous donner ici qu’un ressentis), dans mes souvenirs, pour 130€ retiré, c’est environ 14€ de frais de banque. Ça commence à faire!

La monnaie danoise est découpé en pièce de 1kr, 2kr, 5kr, 10kr et 20kr. Vous trouverez de temps en temps des pièces de 0,50kr (50øre). Anecdote, si vous devez payer 11,95kr, sachez que vous payerez 12kr. C’est bon à savoir si vous regardez vos tickets de caisses! Les billets danois sont découpés en billets de 5kr, 10kr, 50kr, 100kr, 200kr, 500kr et 1000kr.

Globalement, vous trouverez toujours au moins un distributeur de billet dans les grandes villes voir en dehors. On m’a dit aussi qu’il était possible aussi de demander de la monnaie quand on paye par carte, je n’ai malheureusement pas encore eu le temps d’essayer, mais la pratique semble relativement courante dans les magasins et grandes surfaces.

# Transport

  • bus (locaux)

  • bus (longue distance): flixbus

  • voiture

  • covoiturage

  • train

  • avion

Le Danemark est un pays où il est vraiment facile de voyager. Vous avez l’embarras du choix concernant les transports! Tout d’abord, chaque ville possède des lignes de bus, très bien maintenu, propre, rapide, et surtout ponctuel, je n’ai pas eu en 1 mois un seul retard de bus. Les prix sont globalement tous entre 20 et 24kr selon la ville.

Le train est aussi plutôt bien implanté et relie toutes les grandes villes. Ne vous attendez pas à un train à grande vitesse. Les danois ont l’habitudes de se moquer du service de train, qui a été privaté il y a quelques années. J’ai eu pas mal de retard sur ce système de transport, mais jamais plus de 10 minutes, ce qui est passable. Au niveau des tarifications… Il y a beaucoup de choix! Globalement, il faut compter une centaine de couronnes pour voyager en seconde classe.

Finalement, si vous voulez rencontrer la population, rien de tel que du co-voiturage! GoMore est l’application la plus utilisé dans le pays pour ce genre de trajet et fonctionne exactement comme blablacar en France. Les tarifs sont raisonnables et il fait bon de voyager avec les danois: vu qu’ils sont tous bilingue, pas de problème pour organiser le trajet! Soyez quand même conscient que les annonces de voyages seront tous en danois (on va dire une très grosse majorité des voyages) donc, il vous faudra parler un minimum danois pour comprendre les conditions du voyage.

Une dernière méthode de voyage, très utilisé dans les hautes saisons, l’auto-stop! Malgré de nombreuses personnes (souvent expatriés) qui m’ont dis que c'était pas courant, il semblerait que beaucoup d'étudiant danois utilisent cette méthode pour voyager pour pas cher dans les périodes de vacances. Une méthode de transport que je n’ai pas eu à utiliser actuellement, mais qui sera tester prochainement!

# Logement

  • couchsurfing

  • bewelcome

  • airbnb

  • camping

  • hotel

  • la rue…

Un sujet bien compliqué au Danemark! Tout d’abord, la vie y est chère, c’est pas faute de la répéter depuis le début de l’article. La majorité des danois essayerons d’arrondir les fins de moins comme ils peuvent, vous trouverez facilement un bon nombre d’airbnb un peu partout dans le pays. Attention tout de même, car les locations partent vites, très vite! Il vous faudra un minimum d’organisation si vous voulez voyager qu’avec Airbnb.

La méthode que j’ai globalement le plus utilisé était le CouchSurfing. Cette application est vraiment géniale! Si vous voulez vraiment connaitre les danois, connaitre leur vie, leurs coutumes et bien plus… Foncez! Attention tout de même, CouchSurfing, c’est pas voyager à l’oeil et profiter de quelqu’un, c’est avant tout faire des échanges! Pour ma part, ce fut un plaisir (et ça le sera encore) de faire à manger pour mes hôtes! Partager aussi mes compétences et mon expérience en informatique ou dans d’autres domaines.

Dans le même genre, mais avec beaucoup moins de résultat, BeWelcome, une alternative libre et un peu plus ouverte que CouchSurfing. Je n’ai eu aucun résultat positif sur cette plateforme à l’heure actuelle, et ce n’est pas faute d’avoir fait un nombre important de demandes!

Vous pouvez aussi trouver des hôtels au Danemark… Personellement, je n’ai pas eu l’occasion de les tester parce que c’est VRAIMENT très cher, comptez environ 100€ en moyenne pour une nuit. Autant dire que, si on doit rester plus d’un mois dans un pays comme le Danemark, passez votre chemin! À utiliser uniquement en cas de problème ou d’urgence!

# Alimentation

Aïe. L’alimentation danoise est ce qui m’a le plus déçu lors de mon voyage! Comme de nombreuses personnes le savent, je suis difficile au niveau de la nourriture. Pour un pays qui est globalement premier dans l’import et export de produit bio, nous pourrions penser que la nourriture y est de bonne qualité et qu’ils doivent avoir des plats vraiment excellent. Peut-être un peu trop d’optimisme dans mon jugement! Il y a de la nourriture de qualité, mais chère. Là où j’ai été le plus surpris, c’est de voir que de nombreux produit bio étaient mis sous plastique, les bananes ou encore les pomelos s’y retrouvent enfermés! Autant dire que les poubelles se remplissent vites. Très vites.

La grande majorité des supermarchés, comme Rema 1000 (opens new window), Fakta (opens new window), Føtex (opens new window), Brugsen (opens new window), Aldi (opens new window) ou Lidl (opens new window) sont généralement ouvert à partir entre 7h00 et 8h00 du matin, et ferment généralement entre 21h00 et 22h00, tous les jours de la semaine. Pour ceux qui voudraient aller acheter du pain ou de la viande dans des petits commerces, n’oubliez pas de prendre un ticket pendant les heures de pointes! Oui, ça surprend la première fois, on se croirait à la caisse d’allocation familliale, mais c’est assez pratique au final, si vous arrivez à comprendre le système de chiffre danois. C’est d’ailleurs assez surprenant de ne voir pas plus de petits commerces!

Autre chose assez intriguante, habitué à la vie en Bretagne, les marchés sont assez grands et proposent de bon produit. Ce n’est pas le cas au Danemark. A vrai dire, j’en ai pas encore trouvé! En plus d’un moins, je n’ai croisé aucune sorte de marché avec des produits frais. J’ai trouvé quelques sites de producteurs, comme EcoWeb (opens new window), mais ils ne se regroupent pas dans les villes. Étrange quand on voit qu'à Flensburg, il y avait un beau marché prêt de l'église.

Finalement, les restaurants. Ils sont chers mais globalement bon, surtout quand on sort des fast-foods et autres vendeurs de kebabs. Il y a aussi beaucoup de pizzeria un peu partout. Toutes celles que j’ai gouté étaient très bonnes! Par contre, vous ne pouvez pas y manger tous les jours, la facture grimpe assez vite.

Tout d’abord, amis bretons, sachez que les habitants de ce pays mangent du beurre salé. Point plus qu’important pour n’importe quel breton qui se respecte. Un pays sans beurre salé n’est pas un pays accueillant pour les bretons! Le danemark est aussi un pays de mangeur de viande, si vous aimez le porc ou le boeuf, vous allez être servis. Vous trouverez aussi du poisson et pas mal de produit de la mer, il faut dire qu’un pays composé d’ile, c’est presque normal!

Les danois aiment le Rugbrød (opens new window), pain à la farine de seigle agrémenté de graines entières. Non, ce n’est pas du pain français avec beaucoup de mie! C’est un pain noir qui à le mérite de bien remplir l’estomac. À manger avec du fromage, du beurre ou de la charcuterie locale, c’est un délice. Vous en trouverez dans n’importe quel magasin au Danemark, ou dans les boulangeries (qui sont assez rare dans le pays, comparaitre à la France). Ils ont aussi de petits pains à la farine blanches qui se rapprochent plus à nos baguettes française, toujours avec des graines entières dedans!

J’ai eu l’occasion de gouter à au moins un plat de Noël, le Risalande (opens new window), un dessert à base de riz, de crème et de vanille, servit normalement avec une confiture de cerise. C’est vraiment pas mauvais et m’a donné envie d’en refaire de mon coté! Par contre, très sucré, à ne pas consommer tous les jours!

Tellement d’anecdotes à raconter… Et je ne sais pas vraiment par la quelle commencer! Démarrons dans la cuisine chez danois: l’organisation de la cuisine est standardisé au Danemark! Vous trouverez exactement la même organisation de la cuisine chez n’importe quel danois, c’est assez marrant au début et vraiment pratique à la fin: plus besoin de se battre pour savoir où se trouvent les casseroles ou les couverts!

Tous les vendredis soir, les magasins sont dévalisés par les consommateurs, ils achètent tous des… Bonbons. Les enfants n’ont souvent pas le droit de manger des bonbons la semaine, mais le vendredi soir, ils ont le droit. Ce qui fait que tous les enfants/parents se rejoignent dans les magasins pour acheter des quantités (parfois indécentes) de bonbons.

Une grande majorité des danois mangent froid. Étonnant pour un pays où il fait froid! C'était assez rare que je mange chaud (sauf quand je cuisinais). Ils aiment manger vite, sandwiches et autre casse-dalles. Assez déconcertant au premier abord, on s’y fait à la longue.

Les canettes et les bouteilles en verres provenant du Danemark sont généralement consignés. Vous pouvez les recycler et gagner un peu d’argent (sous forme de bon).

Quoi dire de plus… Je pense qu’on a fait un peu le tour sur l’alimentation!

# Réseau (réseaux sociaux, projets, autre)

  • site de référence

  • réseaux sociaux

  • projets

Pourquoi avoir un réseau? Dans mon cas, c’est une nécessité vitale en dehors de la France, ne connaissant aucun danois, un réseau permet d’aider et de rassurer en cas de coup dur. Il permet aussi d’avoir des opportunités professionnelles et accessoirement, d’avoir une vie sociale, point assez important quand on se retrouve loin de son pays d’origine. Un autre objectif, que je ne cache pas, c’est la création de ma société. Ayant tenté l’expérience d'être indépendant sous 2 status différents en France, d’abord auto-entrepreneur puis membre d’une Coopérative d’Activité et d’Emploi (CAE), la complexité à la française ne m’a clairement pas attiré. Lors de mes nombreuses expériences professionnelles, quelques collègues indépendant m’avaient déjà donné quelques pistes pour faciliter la création d’une entreprise en Europe (la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, le Danemark et l’Estonie étaient des noms qui revenaient fréquemment). La création d’une entreprise nécessite un réseau, ne serais-ce que pour les critiques et la vision externe de ce qu’on fait tous les jours, mais aussi pour trouver les clients et futurs collaborateurs.

Les réseaux sociaux sont, malheureusement, une porte d’entrée indispensable aujourd’hui pour pouvoir créer un réseau décent et rapidement. La création d’un compte sur Facebook, Twitter, Instagram et Linkedin est probablement le minimum syndical aujourd’hui. De nombreux danois se trouvent déjà sur Facebook, un peu comme une grande partie de la population occidentale. À ma connaissance, ils ne possèdent pas un réseau social comme Facebook mais directement lié au Danemark.

Facebook m’a permis de me mettre en relation avec les expatriés français au Danemark, des groupes et pages y sont dédiés pour pouvoir échanger sur les besoins ou les envies des participants mais aussi et surtout informer les gens sur comment se passe la vie au Danemark. Voici une liste non exhaustive des groupes auxquels je me suis inscrit ou que l’on m’a conseillé de m’inscrire pour les expatriés français voulant vivre au Danemark:

  • Les Français de Copenhague

  • C.A.F.E. Club Associatif des Francophones Enthousiastes

  • Les francophones de Copenhague

  • On parle français donc on est au Danemark

  • Francophones & Francophiles - Sydjylland

  • Les Français de Fionie

  • Esbjerg Réseau des Français, Francophones et Francophiles

  • Entrepreneurs-Francophones.com Danemark

# Bonheur (lecture, vue personnel)

Le bonheur et le bienêtre au Danemark sont très pris au sérieux. De nombreuses personnes classent le Danemark comme étant le pays le plus heureux au monde. D’ailleurs, des livres sont assez fréquemment écrit sur le sujet. Ils ont un terme d’ailleurs, pour définir le faire se sentir bien, «Hygge» (prononcé "U-geu") qui pourrait être traduit par cozy ou douillet. Quand est-il réellement?

Tout d’abord, mettons les choses au clair, la vie est chère au Danemark, très chère. Acheter une voiture et payer l’essence est probablement aussi désagréable en France qu’au Danemark. Payer son loyer est aussi assez difficile au Danemark, surtout dans les grandes villes, où y avoir un logement n’est pas une panacée. Le problème du transport est réglé par le vélo, et par chance, c’est une solution écologique et bonne pour la santé. Le problème du logement, quant à lui, est souvent réglé par de la colocation (surtout à Copenhague ou Aarhus) ou de la location de pièce pour les vacances avec Airbnb par exemple.

Nombres de danois prennent une année pour voyager, juste après l'équivalent du lycée et avant de faire leurs études supérieurs, ils partent fréquemment pour l'étranger avant de revenir étudier. L’une de mes questions fut, «comment font-ils pour payer?», ayant été aussi étudiant, en alternance, je n’avais pas vraiment les moyen de partir. La réponse m’a été apporté assez rapidement: crédit. De nombreux étudiants, mais aussi travailleurs, prennent des crédits pour leur voiture, appartement, voyage et études. Ce qui change globalement pas mal de chose sur le point de vue du pays.

Le pays a beau être aussi le plus heureux, sa population consomme une grande quantité d’anti-dépresseur et autres anxiolytique. Oui, la France n’est plus première dans ce domaine depuis quelques années, le classement affiche fièrement le Danemark comme étant en deuxième place. Peut-on considérer une population heureuse avec autant de personnes déprimé?

Lors de mon voyage sur Sønderborg, Guillaume me conseilla de lire "Heureux comme un danois"[], petit bouquin qui est sensé expliqué pourquoi les danois sont si heureux. Attiré par le titre, que j’avais déjà vu sur Amazon mais pas voulu acheté, je m’empresse de le lire. Il est intéressant mais donne une vision un peu enjolivé de la réalité, remplie de poncifs. Le contenu est peut-être vrai pour la classe dirigeante ou les hautes classes danoises, mais je ne pense pas qu’il s’applique à la classe pauvre et moyenne.

Par ailleurs, il y a une certitude pour laquelle je suis persuadé qu’ils sont plus heureux qu’en France: ils ont encore la possibilité de créer simplement et donc ont un pouvoir direct sur leur avenir. La création d’une entreprise, mais aussi d’une association est d’une simplicité enfantine. Le pays donne la possibilité aux gens de s’en sortir par eux même si ils le désirs. Et ça, ça n’a pas de prix.

# MakerTour

Essentialism is not about how to get more things done; it’s about how to get the right things done. It doesn’t mean just doing less for the sake of less either. It is about making the wisest possible investment of your time and energy in order to operate at our highest point of contribution by doing only what is essential.

Essentialism: The Disciplined Pursuit of Less
— Greg Mckeown

  • Comment entrer rapidement dans l’association?

    • Documentation trop complexe

    • Trop d'étapes à savoir pour rentrer

    • Pas de réelle organisation

    • Outils pas adaptés?

  • Comment être plus ouvert?

    • logiciel pas assez open-source

    • pas assez d’information sur l’association

  • Comment communiquer correctement?

    • trop de canaux de communications différents

    • communication interne problématique

    • pas d’organisation réelle pour les projets

    • pas de visualisation de l’avancement des projets

  • Création de contenu?

    • Où trouver les documents et la documentation?

    • Quel(s) logiciel(s) utiliser?

  • Que redonner réellement aux ateliers?

  • Comment répondre aux besoins des ateliers?

  • Comment motiver les explorateurs solo?

    • Solitude

    • Manque de motivation

    • Quel est l’intérêt du voyage

  • Quelques améliorations possibles?

    • Certificat ssl sur le site officiel

Il serait peut-être bon de commencer par une chronologie est évènement sur mon arrivé un peu précipité dans le MakerTour! J’ai contacté l'équipe du MakerTour en Juin/Juillet 2018, et reçu une réponse d’Etienne en Aout (dans mes souvenirs), ce dernier était super partant pour essayer une aventure solo dans un autre pays, évidemment, avec l’aval des autres membres.

En Septembre/Octobre, l'équipe a donné son accord et son feu vert pour mon départ. Je rencontre physiquement Étienne à Lyon pendant 2 jours, et parle un peu plus en détail de mon projet et pourquoi je voulais faire partit du MakerTour. Une grande partie de mon background est aussi présenté. Un très bon accueil de la part d’Etienne mais aussi de tous les membres de l'équipe.

Peu de temps après, je rencontre Alina via WhatsApp (elle se trouve au Canada), réel plaisir que de parler avec elle et de ses projets mais aussi de MakerTour. Suivit, peu de temps avant mon départ, de l’appel de Mathieu, idem, par whatsapp, une rencontre un peu courte mais intéressante (~30minutes).

L’organisation ainsi que la communication y est un peu fouilli, mais comme bon nombre d’association, encore plus quand elles sont de petites tailles et relativement récentes. La structure n’est pas adapté pour un voyage seul et sans grande préparation, j’entends par là que le nombre de documents donné et la taille des interviews est beaucoup trop importante pour être suivit par une seule personne. Alina produira d’ailleurs une version allégé pour mes futurs interviews qui me fut d’une grande utilité et beaucoup abordable que la majorité des autres documents mis à ma disposition.

Quels conseils que je pourais donner aux personnes qui partent dans un autre pays tout seul pour une expédition avec MakerTour? Tout d’abord, ne pas se faire de mal. Entre la recherche d’un logement, de la nourriture et de la prise de contact avec les ateliers collaboratifs… Ça va vous prendre du temps. C’est encore plus compliqué si vous partez dans la pire période. Le Danemark en hiver, c’est pas la côte d’Azur, il fait froid et la vie est chère. Un logement dans cette période est vital, il vous faudra donc passer parfois beaucoup de temps pour avoir une place où dormir.

La majorité des makerspaces n’ont pas non plus forcement beaucoup de temps à offrir aux personnes qui viennent pour une interview. En moyenne, j’ai du resté environ 2 ou 3 heures dans chaques ateliers. Le record étant celui d’Aarhus ou je suis resté 4 heures, et celui de Sønderborg, où, en comptant l’interview avec Søren et Karen, j’ai du passer plus de 3 heures.

Les points qui m’ont manqués. Tout d’abord, je ne suis pas graphiste, je ne suis pas designer et encore moins un professionnel de l'édition vidéo. Des templates ainsi que des documents explicatifs seraient un vrai plus pour pouvoir fournir des vidéos avec une signature MakerTour.

Une grande partie des outils que j’ai pu avoir à ma disposition ne sont pas non plus Open Source, ce qui peut à première vue refroidir des personnes venant de ce milieu. Facebook, WhatsApp et consort sont des applications privées qui n’ont aucun respect pour la vie privée et les échanges entre les utilisateurs.

La prise de photo et de vidéo est aussi problématique. Tout le monde ne désirant pas être sur les photos pour des raisons évidentes de droit à l’image (c’est pourquoi de nombreuses photos que j’ai pu faire n’ont pour objectif la communication exclusive de l’environnement de travail et non des personnes).

# Conclusion

  • premier voyage

  • alimentation

  • enfant

  • ce n’est pas finis, la suite now!

Ce n’est que la première partie de mon voyage, dans un pays que je ne connaissais pas et où je n’avais aucun contact, ce fut une très bonne expérience. Le Danemark est vraiment un super pays, encore plus si vous avez des enfants! J’ai pu lire de nombreuses fois que c'était le pays des enfants, oui, c’est le cas, vous trouverez partout des airs de jeux pour enfants, même au centre de certains grands magasins.

Le transport au Danemark est certe un peu cher, comme la vie en général, mais la qualité de vie (excepté pour la nourriture) est au rendez-vous. Mon projet est d’y vivre, et actuellement, je ne suis pas déçu! Je n’y resterais pas forcement toute ma vie, mais l’endroit me plait!

Comme dit précédemment, le voyage n’est pas finis, et en fait, il ne fait que commencer. Voici les prochaines étapes que je devrais faire lors du prochain voyage, qui sera, je l’espère bien mieux organisé!

Si les finances suivent, il me restera 3 endroits à visiter, où on parle danois:

La Norvège, la Suède et les pays de la mer baltique… Attendrons! Sauf si une personne est motivé pour me suivre et m’aider dans ces nouvelles aventures!

# Remerciement

Tellement de personnes mon aidé durant mon voyage, que je ne sais pas vraiment par qui commencer, donc, je vais faire les remerciements par ordre chronologique.

Merci aux personnes qui m’ont soutenus dans cette première partie du projet, Etienne, Alina, Lena, Mathieu du MakerTour, mais aussi aux personnes de Rennes/Cesson-Sévigné qui se reconnaitrons! Merci à ma famille qui m’ont donnés des news et donnés des conseils.

Merci à Sven de m’avoir offert un week-end super sympas à Flensborg, dans un appartement vraiment super classe (et pas cher pour l’emplacement). C'était vraiment cool d’avoir quelqu’un pour me parler un peu de la ville et de son histoire!

Merci à Guillaume, Alexandra et Manon de m’avoir héberger à Sønderborg pendant 1 semaine, ce n'était pas prévu de rester aussi longtemps, mais c'était vraiment un grand plaisir que d'être en votre compagnie. J’espère vous avoir appris beaucoup en cuisine et en général! Je reviendrais, pour sur! Merci aussi pour l’aide pour mon réseau et d’avoir fait passer le mot! ❤️

Merci à Søren et Karen pour avoir pris un peu de votre temps et m’avoir fait découvrir votre atelier privé ainsi que vos projets pour l'éducation des enfants et l’amélioration des conditions dans le monde. Vos projets pour le Burkina Faso sont prometteurs, et j’espère voir un jour tout ça dans un journal!

Merci aux membres du Green Makerspace, Hans, Otto et Bente qui m’ont fait découvrir leur atelier partagé ainsi que leurs projets. Je n’y suis pas resté longtemps, mais je reviendrais pour faire un vraie interview!

Merci à Mette et son mari de m’avoir accueilli pendant 3 jours à Esbjerg, d’avoir pris le temps de discuter et de me faire découvrir la ville ainsi que son histoire. J’espère vour revoir rapidement en France!

Merci à Valérie et Luna pour m’avoir accueilli 1 semaine à Esbjerg, encore une fois, ce n'était pas forcement prévu ainsi mais vous avez pris le temps de m’accueillir et de m’aider, ce fut un réel plaisir que de partager du temps avec vous!

Merci à Mikkel pour m’avoir présenter le GeekLabs à Esbjerg et de m’avoir proposer plusieurs fois un hébergement. Comme tu l’as déjà dis, ce n’est que le début de l’histoire. On se reverra prochainement!

Merci à Baradey pour m’avoir accueilli à Aarhus en ces périodes d’examens pendant quelques jours! J’espère que la prochaine fois ça sera plus calme et qu’on aura le temps de prendre un café ensemble… Ou de se voir en Égypte!

Merci à Jakob d’avoir pris le temps de me faire visiter Open Space Aarhus. Merci à toutes les personnes de l’espace de m’avoir inviter à manger avec vous! Pleins de conseils et de bonnes discussions autour d’une pizza, c'était génial!

Merci à Alex et Niels pour m’avoir accueilli sur Aalborg pendant 1 semaine. Ce fut vraiment cool, j’espère pouvoir revenir bientôt pour vous raconter de nouvelles histoires et vous faire apprendre pas mal de choses!

Merci à Jakob pour m’avoir accueilli quelques jours à Odense, une tonne de projets, des supers conversations, et mon amitié! Tu es le bienvenue en France si tu veux venir manger de la bonne nourriture!

Merci aussi à tout ceux que j’ai peut-être oublié… Je m’en excuse!